Identifier le positionnement désiré de l’organisme

Une fois le positionnement actuel et majeur de l’organisme identifié par les participant.e.s au sein du schéma, l’exercice de réflexion ne s’arrête pas là. Au contraire, la démarche devient intéressante parce qu’elle permet de voir si le positionnement occupé et celui qui est désiré dans l’idéal par toutes les personnes prenant part à la démarche concordent ou non et pourquoi. On demande donc aux participant.e.s de situer en un point au sein du schéma, et à l’aide d’un papier d’une autre couleur, le positionnement qui correspondrait à leur idéal sur le plan de l’orientation des pratiques de leur organisme.

Voici une reproduction synthétique et une photographie du travail réalisé par quatre participant.e.s :

Pour réaliser le travail de réflexion et de positionnement des pratiques au sein du schéma, les deux questions générales suivantes sont essentielles :

Pour les destinataires de l’action communautaire :

  1. Positionnement actuel et majeur : En examinant les trois grandes tendances du schéma et le positionnement de l’ensemble des pratiques de l’organisme, où pensez-vous qu’il se situe majoritairement ? Dans un ou plusieurs des trois types de pratiques d’autonomie présentés?
  2. Positionnement désiré : Toujours en examinant les trois grandes tendances du schéma, où aimeriez-vous que l’organisme se situe? En d’autres mots, dans un monde idéal, y a-t-il un type de pratiques d’autonomie que vous préféreriez voir se développer dans cet organisme?

Pour les intervenant.e.s et les administrateur.trice.s :

  1. Positionnement actuel et majeur : En examinant les trois grandes tendances du schéma et le positionnement de l’ensemble des pratiques de l’organisme, où pensez-vous qu’il se situe majoritairement? Dans un ou plusieurs des trois types de pratiques d’autonomie présentés?
  2. Positionnement désiré : Par rapport à la position actuelle identifiée, diriez-vous qu’elle correspond à vos attentes ou à vos objectifs? En d’autres mots, dans un monde idéal, y a-t-il un type d’autonomie que vous préféreriez voir se développer dans les pratiques de votre organisme?

Un travail nécessaire sur les limites des pratiques (distinguer le réel de l’idéel) :

L’invitation à identifier un écart potentiel entre le positionnement actuel et majeur (réel) et le positionnement désiré (idéel) suscite une réflexion, non seulement sur le niveau de satisfaction de l’intervenant.e, de l’administrateur.trice et du destinataire quant aux accomplissements de leurs actions, mais aussi sur ce qui empêche et/ou favorise cet accomplissement en regard de leur idéal. Cela permet de relancer des questions sur la nature des difficultés, leur origine, les moyens d’y faire face, et les besoins de soutien nécessaire. Les participant.e.s prennent conscience qu’il y a des raisons pour lesquelles l’organisme met en place des pratiques au quotidien (selon la réalité et le contexte), et qu’il y a aussi des intérêts à vouloir mettre en place des pratiques qui correspondent mieux aux désirs des destinataires et/ou aux valeurs des intervenant.e.s (exigeant des transformations). Ce travail réflexif permet de mettre en lumière les enjeux et défis que rencontre l’organisme au regard de son rôle social et de ses orientations, mais aussi d’entamer une réflexion sur le type de changements qu’il faudrait apporter (s’il y a lieu).

Pourquoi s’avère-t-il pertinent de réaliser la démarche réflexive au sein d’un seul organisme mobilisant tous ces acteur.trice.s?

Le travail de positionnement au sein du schéma devient très intéressant lorsqu’il est réalisé par l’ensemble des groupes d’acteur.trice.s d’un même organisme, soit les destinataires, les intervenant.e.s et des représentant.e.s du conseil d’administration. En effet, la comparaison des schémas d’analyse réalisés par chaque groupe permet une meilleure prise en compte de l’expérience et du point de vue de tous les groupes. Ce partage d’informations entre les participant.e.s permet une meilleure vue d’ensemble de l’organisme et des pratiques qu’il met en place tout en permettant de réfléchir collectivement à d’éventuelles orientations quant aux pratiques d’autonomie.

Voici un exemple d’une comparaison des résultats entre trois groupes d’acteur.trice.s ayant réalisé l’exercice de réflexion (voir schéma). Voir les trois schémas côte à côte permet de constater les similitudes, les différences et les écarts entre les trois groupes quant à leur interprétation des positionnements des pratiques de l’organisme et quant à leurs désirs d’orientation.

Pour aller plus loin et comprendre le type d’interprétation globale qui peut être tiré de la comparaison de ces trois schémas, visionnez la vidéo suivante.

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